C'est bien pour bébé !
Avec une facilité d’utilisation et une capacité absorbante identiques, couches jetables et couches lavables se différencient toutefois par les techniques employées pour être efficaces. Ainsi, si la couche lavable compte sur les propriétés absorbantes des tissus entrant dans sa fabrication, les couches jetables recourent elles, à l’utilisation de nombreux produits chimiques parfois très toxiques.Faire le choix des couches lavables, c’est donc également faire le choix de limiter la mise en contact de la peau de votre enfant avec des produits et des matières à l’innocuité incertaine. Il convient toutefois de reconnaître qu’il n'existe à l'heure actuelle aucune étude prouvant que ces substances, dans les concentrations rencontrées, sont nocives pour la santé des enfants. Cependant, la nature cancérigène de certaines et les effets négatifs d'autres sur l'environnement ou la santé devraient conduire à prendre des précautions quant à l'utilisation de ces couches. Si rien ne prouve la toxicité de ces produits dans les couches, aucune étude suffisamment longue ne prouve non plus leur innocuité.
Une composition peu claire
Si les couches lavables affichent bien volontiers leur composition (et pour cause : on y trouve le plus souvent que du coton, du chanvre ou encore du lin), la composition des couches jetables est nettement moins transparente. Ainsi est-il souvent très difficile d’en retrouver la composition sur les paquets d’emballage…
Les couches jetables sont constituées de nombreux produits chimiques : parfums, conservateurs, mais aussi de composants encore plus toxiques, qui peuvent entraîner des complications chez certains enfants. Voici quelques exemples de ce que vous pouvez trouver comme produits nocifs dans une de ces couches.
Du polyacrylate de sodium
Produit de synthèse aux propriétés absorbantes (peut absorber de 80 à 100 fois son poids en liquide), le polyacrylate de sodium constitue le noyau absorbant des couches jetables. Soupçonné de provoquer des allergies graves, dont le « syndrome du choc toxique », il a été retiré des tampons hygiéniques féminins depuis 1985… mais pas des couches !
Benzol
On doit au magazine allemand Öko-Test d’avoir trouvé en 1988 du benzol dans le gel des couches absorbantes. Le benzol est reconnu cancérigène.
Du TBT
Le TBT (tributyl étain), a été mis en évidence par une étude réalisée par Greenpeace en 2000 dans des couches jetables, ainsi que d’autres composés organo-étain. Ces substances fortement toxiques perturbent le système immunitaire et empoisonnent le système hormonal.
Furanes et dioxine
Du furane et de la dioxine, substances les plus toxiques pour l’être humain (la dioxine est 1000 fois plus toxique que le cyanure de potassium), ont été trouvés en 1989 dans la cellulose et l’enveloppe des couches jetables.
Des effets pervers
Par leur effet « fesses au sec », les couches jetables peuvent concourir à favoriser les irritations causées par l'humidité sur la peau de l'enfant, la chaleur, la décomposition de l'urine en ammoniaque et surtout les bactéries. La seule solution pour limiter de telles désagréments est de changer régulièrement bébé. Mais les couches jetables n'incitent pas à le faire, principalement car elles semblent sèches, mais aussi à cause de leur coût et l'envie de réduire les gaspillages. Combien de parents n’ont pas déjà laissé une couche jetable sur leur enfant jusqu’à ce qu'elle soit pleine ?
De plus, il faut savoir que les couches jetables augmentent la température scrotale chez les petits garçons. Pour certains spécialistes, ceci peut impacter sur le processus normal de développement des testicules et voire même entraîner une stérilité.

