1. La santé et le bien être du bébé
A première vue, les couches jetables offrent quantité d’avantages aux bébés. Ceux-ci peuvent jouer et crapahuter tranquillement, les fesses au sec. Mais, est-ce vraiment si bien que ça ?
Cet effet « fesses au sec », vanté par les grands fabricants de couches est obtenu par l’ajout dans la couche d’un gel absorbant : le polyacrylate de sodium, qui a le pouvoir d’absorber jusqu’à 80 fois son poids en liquide. Peut-on être certain que ce gel présente une totale innocuité pour les enfants en bas âge ? Rien n’est moins sûr. On peut légitimement se poser la question de l’innocuité d’un tel gel, à quelques millimètres de la peau du bébé, 24 heures sur 24, pendant 2 ans et demi.
Le polyacrylate de sodium n’est pas le seul élément préoccupant présent dans une couche jetable : en 2000, des analyses réalisées par Greenpeace ont mis en évidence des traces de TBT (tributyl étain), d’étain dibutylique et d’étain de monobutyl dans une grande marque de couches jetables. Ces composés chimiques sont absorbés par la peau, et même à de très faibles concentrations, le TBT perturbe les systèmes immunitaire et hormonal.
De la dioxine a également été trouvée dans les couches jetables. La dioxine est un résidu du blanchiment au chlore de la couche. Les molécules de dioxine se fixent en priorité dans les cellules graisseuses et peuvent y séjourner jusqu’à 30 ans. Cette substance a été classée cancérigène par l’OMS et serait impliquée dans les phénomènes de dérèglement du système hormonal, d’affaiblissement du système immunitaire, de troubles de la fertilité, ainsi que d’atteintes du développement neurologique ( études réalisées in vitro et chez l’animal).
Enfin, les fabricants ajoutent des parfums et des capteurs d’odeurs toujours plus performants, dont on ne connaît pas encore les effets à long terme sur la peau fragile du nourrisson, puisque aucune étude n’a encore été menée.
Tous ces produits sont, une fois la couche manufacturée, emballés dans du plastique, qui ne laisse pas respirer la peau du bébé. A cela, deux conséquences :
- La température, dans une couche jetable, est plus élevée d’un degré Celsius en moyenne que dans les couches lavables. Cette élévation de la température est préoccupante car certains médecins et chercheurs pensent qu’elle nuirait au bon développement et fonctionnement des testicules.
- L’étanchéité totale de la couche ne permet pas l’évacuation des vapeurs d’ammoniaque (produit de décomposition de l’urine) et est un lieu favorable à la multiplication des bactéries : tout cela constitue un facteur causal et/ou aggravant des érythèmes fessiers du bébé.
A contrario, les matériaux utilisés dans la fabrication des couches lavables garantissent une réelle innocuité puisqu’ils sont dépourvus de tout capteur d’odeur, de parfum, de TBT ou autre. Il est même actuellement possible d’acheter des couches lavables en tissu « bio », composées de chanvre, coton, ou bambou, garanti produits sans aucun pesticide.
La culotte de protection est également respirante (voire même très respirante dans le cas d’une culotte en laine) et permet au bébé de garder une peau saine.
Quant au fameux effet « fesses au sec », tant vanté par les publicitaires, il peut être obtenu par l’utilisation de voiles polaire. |